Ils ont failli devenir millionnaires

La roue, le feu, l’arc, … si l’homme moderne venait à inventer de telles choses aujourd’hui, nul doute qu’il les ferait breveter et surtout facturer.
Des idées à l’invention, certains n’ont jamais su franchir le pas ; d’autres ont simplement oublié l’étape suivante, à savoir protéger leur création.
Qu’ils fussent volés ou qu’ils aient choisi de ne pas tirer profit de leur découverte, qu’ils aient échoué à l’exploiter ou qu’ils aient perdu trop vite les millions amassés : voici l’histoire de ceux qui auraient dû être riches.

Tim Berners-Lee n’a pas inventé la technologie d’internet mais il a cependant repris des technologies existantes pour permettre à des ordinateurs de communiquer sur un même réseau. Il a aussi créé le premier navigateur internet, c’est-à-dire un logiciel similaire à Internet Explorer 8. Pourtant, il n’a jamais cherché à faire de profit dessus alors qu’il aurait très bien pu être seul maitre à bord du bateau. Peut-être n’avait-il pas imaginé ce que deviendrait internet aujourd’hui.
A titre d’exemple, Google, l’un des géants du web, a réalisé un chiffre d’affaires annuel de 16,5 milliards d’euros en 2009.

En 1971 Daisuke Inoue crée une machine à partir d’un lecteur de cassettes 8-pistes, d’un ampli de guitare et d’une machine à sous : il ne pense pas qu’il s’agit là d’une invention, mais ni plus ni moins que trois machines mises ensembles. Il n’aura donc pas le reflexe de déposer son brevet.
En 1996, on évaluait l’industrie du karaoké à 10 milliards de dollars. Trois ans plus tard, l’inventeur japonais utilisera pour la première fois son invention à l’occasion de son anniversaire. Pour chanter « ha si j’étais riche » ?

L’histoire du chewing-gum est évidement une histoire américaine. Elle commence en 1869 quand Thomas Adams crée cette gomme à mâcher.
Il faut tout-de-même attendre 59 ans, en 1928, pour que Walter Diemer, jeune comptable de la compagnie Fleer, découvre l’ingrédient manquant afin d’éviter que le chewing-gum soit si collant : Le latex. Malheureusement pour lui, Diemer ne dépose pas le brevet et la société Fleer en profite jusqu’à son rachat en 1992 par la société Marvel pour 265 millions de dollars.

Grigori Perelman est-il un authentique génie, un authentique fou … ou bien les deux ?
Ce mathématicien russe a réussi à résoudre, en 2002, la conjecture de Poincaré, ce problème posé en 1904 par Henri Poincaré lui-même, portant sur la sphère à trois dimensions.
Perelman publie alors sa démonstration sur un site internet. Validée en 2006, elle lui permet de recevoir un prix, qu’il refuse. Le 18 mars 2010, l’institut de mathématiques Clay modifie ses propres règles pour pouvoir remettre un prix d’1 millions de dollars au génie Russe. Mais celui-ci refuse une nouvelle fois : il ne se trouve pas génial et n’a pas envie d’être au centre des attentions.

Avoir une bonne idée ne suffit pas, il faut réussir à la mettre en pratique. John Shepherd-Barron, décédé en 2010, l’a appris à ses dépends.
En 1967, il crée le distributeur automatique de billets mais son système de protection contre les faussaires n’est pas assez sécurisé. Un autre inventeur écossais, James Goodfellow trouve alors l’idée de protéger ses machines contre le vol à l’aide d’une carte et d’un numéro d’identification unique.
Il y aurait actuellement 2 millions de distributeurs en service dans le monde.

Arthur Clarke est un visionnaire, un peu comme Jules Verne l’a été avant lui.
En 1945 il pose les bases théoriques de ce que seront les communications par satellite. Douze ans plus tard est lancé le premier satellite russe Spoutnik. S’il n’a de toute façon pas pu profiter d’un éventuel brevet, Arthur Clarke s’est rendu célèbre autrement puisque cet auteur d’œuvres de science-fiction a écrit, entre autres, 2001 : l’odyssée de l’espace.
Mort en 2008, il a pu voir grandir l’industrie du satellite dont les recettes sont évaluées à 144 milliards de dollars.

Jean et son mari Alastair Carruthers sont Canadiens. Un jour, une patiente que Jean soignait pour un problème de clignement de l’œil lui affirme que la substance qui sert à la soigner fait disparaître les rides là où elle est injectée. Le couple pousse ses recherches et envisage de déposer un brevet, ce que leur avocat juge inutile.
Depuis, ils travaillent comme consultants pour Allergan, la société qui a commercialisé le Botox, et dont la valeur est d’environ 15 milliards d’euros.

Le 24 août 1853, Georges Crum est le chef cuisinier d’un restaurant dans l’Etat de New-York. Un client mécontent trouve ses frites trop épaisses. Au deuxième refus, pour se venger, Crum fait frire des morceaux de pomme de terre si fins qu’il faut les manger avec les doigts.
Malheureusement pour lui, Georges Crum étant à la fois afro-américain et amérindien, il ne peut en aucun cas déposer de brevet aux Etats-Unis pour cette invention qui a d’ores et déjà intégré la carte du restaurant.
L’inventeur officiel des chips sera Herman Lay, créateur de la machine à faire des chips. Sa société Frito-Lay a fusionné avec Pepsi-Cola en 1965. L’entreprise PepsiCo a réalisé un chiffre d’affaire de plus de 30 milliards d’euros en 2009.

Quand Edwin Drake découvre enfin en 1859 comment extraire le pétrole du sol, presque tous les investisseurs qui l’avaient aidé l’ont abandonné. Seul reste James Townsend, président de la société Seneca.
Très vite les deux audacieux se retrouvent en concurrence avec toute l’industrie du pétrole et n’arrivent pas à faire face. En 1862, un homme parvient, lui, à profiter du boom du pétrole : son nom est John Davison Rockefeller.
Une étude récente raconte que l’équivalent de sa fortune personnelle en monnaie d’aujourd’hui était d’environ 160 milliards d’euros.

Jacques est un garçon chanceux. En 2001, il gagne 6 millions de francs au Loto, soit 900.000 euros. En 2007, sa banque change de directeur et celle-ci lui réclame de rembourser un découvert de 600.000 euros. Que s’est-il passé entre temps ? Pour Jacques, c’est clair, il a été très mal conseillé, jouant en bourse plus qu’il ne possédait et subissant plus que quiconque les conséquences de la crise financière.
En 2008, il porte plainte contre sa banque, la Société Générale, et réclame des dommages-intérêts de 700.000 euros.

Commentaires:

Une Réponse à “Ils ont failli devenir millionnaires”

  1. marie31salome
    marie31salome écrit:

    :p

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